Suivre la santé entière, pas seulement deux diagnostics

Santé et accompagnement

L’AuDHD ne possède pas un traitement unique. L’accompagnement consiste à prendre en compte le TSA, le TDAH, les troubles associés, la santé physique, la santé mentale, le sommeil, la douleur, l’alimentation, la sensorialité et le contexte de vie, puis à construire un ensemble de soins et d’aménagements réellement utiles à la personne.

Suivi médicalTDAHAutismeSanté mentaleSommeilDouleurThérapiesAccès aux soins
01

Partir des besoins réels

Deux personnes AuDHD peuvent recevoir les mêmes diagnostics et avoir des priorités totalement différentes. L’une aura surtout besoin d’un traitement du TDAH, une autre d’adaptations sensorielles, une autre encore d’un suivi du sommeil, de la douleur ou de l’anxiété.

02

Coordonner au lieu d’empiler

Multiplier les spécialistes sans fil conducteur peut devenir une charge supplémentaire. Un accompagnement utile définit qui suit quoi, comment les informations circulent et quels objectifs sont réellement prioritaires.

03

Adapter les soins eux-mêmes

Le bruit d’une salle d’attente, les appels téléphoniques, une consigne vague, un examen imprévu ou une difficulté à décrire une douleur peuvent empêcher l’accès aux soins. L’accessibilité fait partie de la qualité du soin.

01

Un diagnostic ne constitue pas à lui seul un plan de santé

L’autisme et le TDAH sont des troubles neurodéveloppementaux qui accompagnent la personne dans le temps. Leur présence peut expliquer certaines difficultés, mais elle ne dispense jamais de rechercher les autres problèmes de santé. Fatigue, douleur, perte de poids, constipation, migraines, troubles du sommeil, anxiété, dépression ou changement brutal de comportement ne doivent pas être automatiquement rangés dans une case « autisme » ou « TDAH ».

Un plan d’accompagnement utile commence donc par des priorités concrètes. Dormir suffisamment, réduire les crises de surcharge, stabiliser un traitement du TDAH, traiter une dépression, rendre les rendez-vous médicaux accessibles, reprendre une activité physique tolérable ou réussir à manger de manière suffisamment variée peuvent être des objectifs de santé aussi importants que les difficultés directement liées aux deux diagnostics.

La bonne unité de travail est la personne entière. L’objectif n’est pas d’accumuler des interventions parce qu’elles existent, mais de choisir celles qui répondent à un besoin identifié, avec un bénéfice observable et une charge acceptable.

Neurodéveloppement

TSA et TDAH

Comprendre le profil, les besoins de soutien, les fonctions exécutives, la communication, la sensorialité et les effets du contexte.

Santé physique

Prévention et symptômes somatiques

Garder un médecin traitant, réaliser le suivi de santé ordinaire, explorer les douleurs et ne pas oublier les soins dentaires, gynécologiques, ophtalmologiques ou autres soins courants.

Santé mentale

Diagnostiquer ce qui coexiste

Anxiété, dépression, TOC, traumatisme, troubles alimentaires, addictions ou autres difficultés peuvent nécessiter leur propre évaluation et leur propre traitement.

Environnement

Réduire ce qui aggrave inutilement la situation

Une adaptation du bruit, du rythme, de la communication, du travail ou du logement peut parfois améliorer davantage le fonctionnement qu’une nouvelle intervention centrée uniquement sur la personne.

02

La coordination évite que chaque professionnel ne voie qu’un morceau du problème

La HAS insiste sur la coordination des soins et des accompagnements, en particulier dans l’autisme. En pratique, le professionnel qui tient le fil peut varier selon l’âge, la situation et le territoire. Pour certaines personnes, le médecin traitant reste le point de repère principal. Pour d’autres, un psychiatre, un pédiatre, une équipe spécialisée, un service médico-social ou un professionnel référent joue un rôle important.

Le principe reste le même. Il faut savoir qui surveille les médicaments, qui suit la santé physique, qui intervient sur la santé mentale, qui coordonne les bilans et qui peut être contacté lorsqu’un changement important survient.

MTMédecin traitantPrévention, santé somatique, dépistages usuels, coordination générale, orientation vers les spécialistes et suivi de nombreuses pathologies associées.
PSYPsychiatreÉvaluation et traitement des troubles psychiatriques, suivi médicamenteux lorsqu’il relève de sa compétence et participation au suivi du TDAH selon les situations.
MEDMédecin formé au TDAHDiagnostic, bilan préthérapeutique, indication et surveillance des traitements dans le respect des règles de prescription applicables.
PSPsychologueÉvaluation psychologique, psychoéducation et psychothérapies adaptées lorsque ces interventions répondent aux besoins de la personne.
ERGOErgothérapeuteActivités quotidiennes, environnement, stratégies d’organisation, aides techniques et adaptation de certaines tâches selon le bilan fonctionnel.
ORTHOOrthophonisteCommunication, langage, pragmatique ou oralité selon les difficultés et les indications mises en évidence lors de l’évaluation.
PMPsychomotricienMotricité, coordination, régulation corporelle et autres objectifs psychomoteurs lorsqu’un bilan indique un besoin dans ces domaines.
DIETDiététicienÉquilibre nutritionnel, sélectivité alimentaire, organisation des repas et adaptation aux contraintes sensorielles en coordination avec le suivi médical.
COORDÉquipe ou service de coordinationSelon l’âge et la situation, structures sanitaires ou médico-sociales, CRA, CMP, services spécialisés ou dispositifs de coordination peuvent intervenir.

Il n’existe aucune obligation d’avoir tous ces professionnels. Un suivi trop chargé peut devenir contre-productif. Les interventions doivent être justifiées par un besoin, compatibles entre elles et réévaluées.

03

La santé physique ne doit jamais disparaître derrière le diagnostic neurodéveloppemental

Les recommandations françaises sur l’autisme adulte demandent une vigilance particulière concernant la santé physique et psychique. La HAS indique qu’un bilan de santé doit être réalisé au moins une fois par an chez l’adulte autiste et qu’un changement soudain de comportement doit faire rechercher une cause somatique, notamment lorsqu’une douleur est difficile à exprimer.

Ce principe est très important dans l’AuDHD. Une personne qui oublie ses rendez-vous, tarde à prendre rendez-vous, supporte mal le téléphone, n’identifie pas facilement certaines sensations corporelles ou trouve les cabinets médicaux sensoriellement difficiles peut avoir davantage de mal à accéder à des soins pourtant ordinaires.

La prévention reste la prévention habituelle correspondant à l’âge, au sexe, aux antécédents et aux facteurs de risque de la personne. Le diagnostic d’autisme ou de TDAH ne remplace ni la vaccination, ni les soins dentaires, ni les dépistages, ni le suivi des maladies chroniques.

1PréventionMédecin traitant, vaccinations, dépistages et suivi des facteurs de risque selon les recommandations générales.
2DouleurExplorer toute modification inhabituelle du comportement, de l’alimentation, du sommeil ou de l’activité.
3Effets des traitementsPoids, sommeil, appétit, tension artérielle ou autres paramètres selon le médicament et son résumé des caractéristiques.
4Accès réelVérifier que les contraintes exécutives, sensorielles ou de communication ne conduisent pas à renoncer aux soins.
04

Le traitement du TDAH fait partie d’une prise en charge globale, pas d’une simple ordonnance

Chez l’enfant et l’adolescent, la recommandation HAS 2024 décrit une prise en charge multimodale et pluridisciplinaire associant psychoéducation, interventions non médicamenteuses, accompagnement scolaire et, lorsque l’indication est posée, traitement médicamenteux. Le méthylphénidate à libération prolongée y occupe la première place lorsque la stratégie médicamenteuse est retenue.

Chez l’adulte, plusieurs spécialités de méthylphénidate à libération prolongée disposent d’indications dans le TDAH et la stratégie doit rester globale. Le cadre français continue cependant à évoluer. La recommandation nationale complète dédiée au TDAH adulte annoncée par la HAS n’était toujours pas publiée au moment de la révision de cette page en août 2026.

Le paysage médicamenteux a également évolué récemment. La HAS a rendu en 2025 un avis favorable au remboursement de la lisdexamfétamine XURTA chez l’adulte présentant des symptômes préexistants dans l’enfance et, pour l’enfant, dans certaines situations après réponse insuffisante au méthylphénidate. En 2026, elle a également rendu un avis favorable au remboursement de la dexamphétamine TENTIN chez les 6-17 ans après réponse insuffisante au méthylphénidate. Ces avis ne signifient pas qu’un médicament convient à toute personne ni qu’il doit être choisi sans évaluation spécialisée.

Avant et pendant un traitementLe suivi compte autant que le choix de la molécule
AvantConfirmer le diagnostic et le retentissement, rechercher les contre-indications, examiner les traitements en cours et réaliser le bilan préthérapeutique prévu pour la spécialité.
PendantSurveiller l’efficacité réelle dans la vie quotidienne et les effets indésirables, notamment appétit, poids, sommeil, fréquence cardiaque ou pression artérielle lorsque cela est requis.
Dans le tempsRéévaluer régulièrement l’intérêt de poursuivre, modifier ou arrêter le traitement avec le prescripteur plutôt que considérer une prescription comme définitive.

Ne jamais modifier seule la dose, l’horaire ou l’arrêt d’un traitement prescrit sur la base d’une page internet. Les règles diffèrent selon la spécialité, l’âge, les antécédents et les autres traitements.

05

L’accompagnement de l’autisme vise le fonctionnement, la communication, l’autonomie et la qualité de vie

Il n’existe pas de médicament destiné à supprimer les caractéristiques centrales de l’autisme. Les recommandations NICE, comme les recommandations françaises centrées sur les interventions et le parcours de vie, privilégient des accompagnements personnalisés portant sur les besoins de communication, d’autonomie, d’apprentissage, de participation sociale, de sensorialité et d’environnement.

Chez l’enfant et l’adolescent, la HAS 2026 recommande des interventions développementales et comportementales précoces, régulières et coordonnées, avec un volet de communication systématique et, lorsqu’elle est indiquée, la communication alternative et améliorée. Les familles doivent être soutenues et associées au projet.

Chez l’adulte, l’accompagnement doit être construit avec la personne et respecter ses choix. Il peut porter sur les activités quotidiennes, l’emploi, le logement, les relations, la santé, les loisirs ou l’accès à la cité. Les besoins peuvent évoluer dans le temps.

Ce qui peut être travaillé

Le choix dépend du profil fonctionnel et des objectifs de la personne.

  • Communication et compréhension réciproque
  • Autonomie dans les activités quotidiennes
  • Préparation des transitions et des changements
  • Gestion de l’environnement sensoriel
  • Accès aux études, au travail et aux loisirs
  • Compétences choisies par la personne pour gagner en liberté

Ce qui ne devrait pas être l’objectif

L’intervention ne devrait pas être évaluée uniquement sur la capacité à paraître moins autiste.

  • Forcer le contact visuel sans bénéfice fonctionnel
  • Supprimer des comportements de régulation inoffensifs pour des raisons esthétiques
  • Multiplier les séances sans objectif mesurable
  • Ignorer la fatigue créée par le camouflage
  • Traiter toute préférence atypique comme un symptôme à corriger
  • Confondre conformité sociale et qualité de vie
06

Quand autisme et TDAH coexistent, les traitements doivent être pensés ensemble

La présence d’un TSA n’interdit pas de traiter un TDAH. NICE recommande les mêmes options médicamenteuses pour le TDAH lorsqu’un autisme coexiste que pour les autres personnes TDAH. Cela ne signifie pas que la réponse sera identique chez tout le monde. Les interactions médicamenteuses, les effets secondaires, la sensorialité, le sommeil, l’alimentation et les autres troubles doivent être pris en compte.

Chez certaines personnes, améliorer l’attention ou l’impulsivité permet de mieux utiliser les stratégies d’organisation et de communication déjà connues. Chez d’autres, un traitement peut rendre plus visibles des besoins sensoriels ou un besoin de récupération qui étaient jusque-là noyés dans l’agitation générale. L’évaluation doit donc porter sur le fonctionnement global, pas uniquement sur un score de symptômes.

Le bon résultat n’est pas forcément « moins de symptômes » sur toutes les dimensions. Il peut s’agir de finir une journée avec davantage d’énergie, conduire avec plus de sécurité, réussir à suivre une conversation, maintenir une routine ou diminuer le nombre de tâches abandonnées, sans effets indésirables disproportionnés.

Domaine
À observer
À discuter avec le professionnel
Attention
Démarrage, maintien, transitions, conduite, travail, études et tâches quotidiennes.
Quels objectifs fonctionnels doivent réellement s’améliorer et comment les mesurer.
Sensorialité
Bruit, lumière, toucher, mouvement, recherche de stimulation et niveau de surcharge.
Si le changement d’activation modifie la manière dont les sensations sont vécues.
Sommeil
Endormissement, réveils, rythme, fatigue diurne et horaires du traitement.
L’horaire, la molécule, une autre pathologie du sommeil ou une habitude de vie peuvent-ils expliquer le problème.
Alimentation
Appétit, sélectivité, oubli des repas, poids et hydratation.
Distinguer effet médicamenteux, sensorialité, interoception et trouble alimentaire associé.
Anxiété et humeur
Irritabilité, anxiété, idées noires, fluctuations d’humeur ou aggravation inhabituelle.
Rechercher un trouble associé, un effet indésirable ou une situation de surcharge au lieu de tout attribuer à l’AuDHD.
07

Psychoéducation et psychothérapies peuvent être utiles lorsqu’elles sont adaptées au problème traité

La psychoéducation aide à comprendre le fonctionnement, les effets du contexte, les stratégies possibles et le rôle des traitements. Dans le TDAH, elle fait partie des interventions recommandées. Dans l’autisme, l’information de la personne et de son entourage ainsi que la compréhension des besoins sont également centrales.

Une psychothérapie ne « soigne » pas l’autisme, mais elle peut traiter une anxiété, une dépression, un traumatisme, des difficultés d’estime de soi ou d’autres problèmes psychologiques. NICE recommande d’adapter les thérapies cognitives et comportementales aux adultes autistes en utilisant notamment une approche plus concrète et structurée, davantage de supports écrits ou visuels, des règles explicites, un langage moins ambigu et des pauses lorsque cela est utile.

Le thérapeute doit savoir distinguer l’objectif clinique d’une demande de normalisation sociale. Apprendre à identifier une situation anxieuse ou à gérer une rumination n’est pas la même chose qu’apprendre à cacher des comportements autistiques pour paraître neurotypique.

Psychoéducation

Comprendre pour choisir

Identifier les mécanismes, les déclencheurs, les besoins, les stratégies et les limites aide la personne à participer réellement aux décisions concernant son accompagnement.

TCC adaptées

Structurer davantage si nécessaire

Supports écrits, objectifs concrets, étapes explicites, rythme ajusté et prise en compte des intérêts ou de la fatigue peuvent rendre la thérapie plus accessible.

Trauma

Ne pas confondre tous les mécanismes

Un traumatisme peut coexister avec l’AuDHD. Il nécessite une évaluation et une prise en charge adaptées, sans effacer l’histoire neurodéveloppementale.

Objectifs

Mesurer ce qui change dans la vraie vie

Sommeil, anxiété, évitements, capacité à accomplir une tâche, récupération ou qualité de vie sont souvent plus informatifs qu’une impression générale de « mieux fonctionner ».

08

Les accompagnements paramédicaux doivent répondre à des difficultés identifiées

Orthophonie, ergothérapie, psychomotricité ou autres interventions ne sont ni obligatoires ni interchangeables. La HAS recommande des bilans ciblés lorsqu’un point d’appel clinique ou une difficulté fonctionnelle le justifie. L’intérêt dépend donc du besoin de la personne et de la compétence du professionnel pour ce besoin précis.

Ergothérapie

Peut intervenir sur les activités de la vie quotidienne, l’organisation de l’environnement, certaines aides techniques, la gestion de tâches complexes et les stratégies permettant d’augmenter l’autonomie.

Orthophonie

Peut être indiquée pour des difficultés de langage, de communication, de pragmatique, de communication alternative ou d’oralité selon le profil et le bilan.

Psychomotricité

Peut cibler des difficultés psychomotrices, de coordination, de régulation ou de rapport au corps lorsque ces dimensions ont un retentissement fonctionnel.

Éducation spécialisée et accompagnement médico-social

Peuvent soutenir l’autonomie, l’accès à l’environnement, les apprentissages fonctionnels, les relations et les démarches de vie selon le projet personnalisé.

Une intervention n’est pas meilleure parce qu’elle est intensive. Sa pertinence dépend du besoin ciblé, de la qualité du professionnel, de l’objectif défini, de l’adhésion de la personne et du rapport entre bénéfice et charge.

09

Le sommeil mérite une vraie évaluation lorsqu’il devient un problème chronique

Les problèmes de sommeil sont fréquents dans l’autisme comme dans le TDAH, mais ils n’ont pas tous la même cause. Difficulté d’endormissement, rythme très décalé, réveils, jambes sans repos, apnée du sommeil, effets de médicaments, douleur, anxiété ou habitudes incompatibles avec le sommeil peuvent produire des tableaux différents.

NICE recommande chez les enfants autistes une évaluation détaillée du problème de sommeil, incluant l’environnement, les horaires, l’activité, les maladies physiques, la douleur, les médicaments et l’impact sur la famille. Le même principe de recherche des causes est utile à tout âge.

Un manque de sommeil peut accentuer la distractibilité, l’irritabilité, les difficultés exécutives et la sensibilité aux stimulations. Avant de conclure que « l’AuDHD s’aggrave », il faut donc regarder la qualité du sommeil.

À observer

Le type de problème

Heure réelle d’endormissement, réveils, ronflement, pauses respiratoires rapportées, mouvements, fatigue au réveil, somnolence diurne et variations entre jours travaillés et jours libres.

À vérifier

Les causes qui se traitent

Apnée, syndrome des jambes sans repos, douleur, reflux, anxiété, dépression, substances, médicaments ou autre pathologie nécessitent parfois une prise en charge spécifique.

10

Alimentation, digestion et médicaments peuvent interagir de plusieurs façons

La sélectivité sensorielle, les difficultés d’oralité, l’interoception, l’oubli des repas, la fatigue exécutive liée à la préparation des aliments et certains effets médicamenteux peuvent tous modifier l’alimentation. Il faut donc éviter de réduire le problème à « la personne est difficile » ou à « c’est son autisme ».

Les troubles gastro-intestinaux, la constipation, le reflux, les douleurs abdominales, les intolérances réellement diagnostiquées et les troubles des conduites alimentaires doivent être évalués comme des problèmes de santé à part entière. Une restriction alimentaire importante ou une variation de poids mérite une évaluation médicale et nutritionnelle.

Les régimes d’exclusion ne sont pas recommandés pour traiter les caractéristiques centrales de l’autisme en l’absence d’indication médicale spécifique. Une allergie, une maladie cœliaque ou une autre pathologie peut évidemment justifier un régime particulier, mais il s’agit alors de traiter cette pathologie.

Poids et croissance

Particulièrement importants chez l’enfant et pendant certains traitements du TDAH, avec surveillance adaptée à la situation.

Variété réellement tolérée

Regarder la valeur nutritionnelle et les contraintes sensorielles plutôt que compter seulement le nombre d’aliments.

Douleurs digestives

Ne pas supposer qu’un changement alimentaire ou comportemental est uniquement psychologique lorsqu’une cause somatique est possible.

Organisation des repas

Alarmes, repas simples, aliments de secours et routines peuvent compenser l’oubli ou la difficulté à préparer à manger.

11

Une douleur mal exprimée peut se présenter comme un changement de comportement

Certaines personnes autistes décrivent ou montrent la douleur d’une manière atypique. Une difficulté à localiser la sensation, à reconnaître son intensité, à répondre aux questions abstraites d’une échelle de douleur ou à parler lorsqu’elles sont déjà en surcharge peut compliquer l’évaluation.

La HAS rappelle que chez l’adulte autiste une douleur peut parfois apparaître sous la forme d’une agitation, d’une automutilation, d’une opposition inhabituelle ou d’une modification du comportement. Cette possibilité doit conduire à rechercher une cause médicale, pas à attribuer automatiquement le changement à un « comportement-problème ».

L’interoception peut également être variable. Certaines personnes identifient tardivement la faim, la soif, la fatigue, le besoin d’uriner ou d’autres signaux corporels. Cela peut justifier des repères externes, mais une difficulté interoceptive ne doit jamais servir à ignorer un symptôme persistant.

Signes indirects possibles

Ils ne prouvent pas une douleur, mais peuvent justifier de chercher.

  • Sommeil qui se dégrade brutalement
  • Refus soudain d’une position ou d’une activité
  • Changement alimentaire
  • Irritabilité ou retrait inhabituel
  • Automutilation nouvelle ou différente
  • Diminution rapide du niveau d’autonomie

Faciliter l’évaluation médicale

Préparer la consultation peut rendre l’information plus exploitable.

  • Localisation sur un schéma corporel
  • Description écrite avant le rendez-vous
  • Chronologie précise du changement
  • Photos lorsque le symptôme est visible et intermittent
  • Liste des médicaments et changements récents
  • Présence d’un proche si la personne le souhaite
12

La santé mentale doit être évaluée activement, sans tout confondre avec le neurodéveloppement

Anxiété, dépression, TOC, traumatisme, troubles alimentaires et autres difficultés psychiatriques peuvent coexister avec l’autisme ou le TDAH. Certaines manifestations se chevauchent en surface, ce qui rend l’évaluation clinique importante. Une fatigue extrême, une perte d’intérêt, des idées noires ou une augmentation des comportements à risque ne doivent pas être considérées comme une simple « phase AuDHD ».

La littérature montre un risque suicidaire élevé dans plusieurs populations autistes et la HAS rappelle également un risque accru de conduites suicidaires chez les jeunes TDAH. La prévention doit donc être prise au sérieux, particulièrement lorsque s’ajoutent dépression, isolement, traumatisme, harcèlement, douleur chronique ou crise de vie.

L’épuisement autistique est désormais mieux documenté dans la recherche, avec des descriptions d’épuisement profond et de diminution des capacités fonctionnelles après une accumulation de demandes, de camouflage et de surcharge. Il ne s’agit toutefois pas d’un diagnostic autonome qui permettrait d’exclure une dépression, une maladie physique ou une autre cause de fatigue.

Idées suicidaires ou criseUne urgence psychique mérite la même attention qu’une urgence physique

En France, le 3114, numéro national de prévention du suicide, est accessible gratuitement 24 h/24 et 7 j/7. Il peut être contacté par la personne concernée, un proche ou un professionnel. En cas de danger immédiat, il faut contacter les services d’urgence.

Une personne qui parle de mort, de suicide ou d’un sentiment de ne plus pouvoir continuer doit être prise au sérieux, même si elle utilise un ton détaché, très factuel ou inhabituel.

13

Addictions, automédication et conduites à risque doivent être discutées sans jugement

Le TDAH est associé à un risque accru de conduites addictives dans certaines populations. Des substances peuvent être utilisées pour rechercher une stimulation, ralentir une agitation interne, dormir, diminuer l’anxiété ou supporter des interactions sociales. Ces usages peuvent compliquer le diagnostic, interagir avec des médicaments et augmenter certains risques.

Le professionnel a besoin d’informations fiables sur l’alcool, le cannabis, la nicotine, les stimulants, les médicaments pris sans prescription ou les autres substances. Cacher un usage par peur d’être jugée peut rendre l’évaluation du traitement moins sûre.

« Cela m’aide à fonctionner » et « cela est sans risque » sont deux affirmations différentes. L’objectif clinique est de comprendre à quoi sert l’usage, d’évaluer les risques et de proposer des alternatives réalistes lorsque c’est nécessaire.

14

Un soin inaccessible sur le plan sensoriel ou exécutif reste un soin difficilement accessible

Les travaux sur l’accès aux soins des adultes autistes retrouvent régulièrement des obstacles liés à la communication, au bruit, à l’éclairage, aux salles d’attente, aux rendez-vous téléphoniques, à la planification et au manque de connaissance de l’autisme chez certains professionnels.

Le ministère de la Santé rappelle que les établissements peuvent disposer d’un référent handicap chargé de faciliter le parcours lorsque la situation de handicap complique l’accès aux soins. Il existe également sur certains territoires des consultations dédiées aux personnes en situation de handicap lorsque les soins courants en milieu ordinaire ont échoué.

Avant le rendez-vous

Recevoir les consignes par écrit, connaître la durée approximative, savoir si un examen physique est prévu et pouvoir transmettre les besoins d’adaptation à l’avance.

Dans la salle d’attente

Réduire l’attente imprévisible, autoriser si possible un endroit moins bruyant ou prévenir par message lorsque le professionnel est prêt.

Pendant la consultation

Une question à la fois, langage direct, temps de traitement suffisant, possibilité d’écrire et explication avant de toucher ou de réaliser un geste médical.

Après la consultation

Compte rendu, ordonnance lisible, étapes suivantes explicites et date de contrôle fixée si possible avant que la tâche de reprendre rendez-vous ne disparaisse du champ d’attention.

Communication

Quand le téléphone est une barrière, demander si la prise de rendez-vous, les documents ou certaines questions peuvent passer par un canal écrit.

Accompagnant

La présence d’un proche peut aider à transmettre ou retenir des informations lorsque la personne le souhaite. Elle ne doit pas conduire à parler de la personne comme si elle n’était pas présente.

Le but d’un aménagement médical est d’obtenir un soin de meilleure qualité. Diminuer le bruit ou donner une consigne écrite n’est pas un confort décoratif si cela permet à la personne de comprendre, répondre et supporter l’examen.

15

Chez l’enfant et l’adolescent, le projet de soins doit rester coordonné avec la vie réelle

Les recommandations HAS 2026 sur l’autisme et HAS 2024 sur le TDAH insistent toutes deux sur une démarche coordonnée, personnalisée et construite avec l’enfant ou l’adolescent et sa famille. Les interventions ne doivent pas fonctionner comme une série de séances isolées qui ne se rejoignent jamais.

La scolarité, le sommeil, la santé physique, les relations avec les pairs, l’autonomie, la sensorialité, le niveau de fatigue et la situation familiale doivent être pris en compte. Un objectif réussi en séance mais impossible à transférer à la maison ou à l’école mérite d’être réexaminé.

Les traitements du TDAH doivent être associés aux interventions non médicamenteuses prévues par le projet global. Pour l’autisme, les interventions recommandées s’adaptent au niveau de développement et aux domaines fonctionnels concernés.

Famille

Informer et soutenir les parents

La HAS 2026 considère le soutien, la formation, la guidance, la psychoéducation et les dispositifs de répit comme des composantes importantes de l’accompagnement.

Enfant

Associer progressivement la personne

Les objectifs, informations et décisions doivent être adaptés à son âge et à ses capacités de compréhension, avec une place croissante donnée à son avis et à son autodétermination.

16

La santé des femmes et les transitions hormonales méritent d’être intégrées au suivi

Cycle menstruel, contraception, grossesse, post-partum et périménopause peuvent modifier le sommeil, l’humeur, l’attention, l’énergie ou la tolérance sensorielle. Les données restent incomplètes, particulièrement pour l’AuDHD, mais ces périodes ne doivent pas être ignorées lorsqu’une personne décrit un changement net de fonctionnement.

Une modification de symptômes pendant une transition hormonale ne signifie pas que le TDAH ou l’autisme ont été causés par les hormones. Elle peut cependant nécessiter de réévaluer les besoins, les médicaments, le sommeil, l’anxiété, le risque de carence ou d’autres problèmes de santé.

Tout projet de grossesse ou grossesse en cours doit être signalé aux prescripteurs afin d’évaluer les bénéfices et les risques des traitements en cours. Il ne faut pas interrompre brutalement un médicament sur la seule base d’informations générales trouvées en ligne.

Le dossier Femmes et diagnostic tardif développe séparément ces questions. Cette page Santé reste centrée sur la coordination médicale et l’adaptation du suivi.

17

Le passage des soins pédiatriques aux soins adultes doit être préparé

La transition ne devrait pas se résumer à la fin d’un suivi parce qu’un anniversaire a été atteint. La HAS souligne la nécessité d’une vigilance particulière lors du passage à l’âge adulte, aussi bien dans l’autisme que dans le travail engagé autour du TDAH adulte.

Une transition préparée identifie les traitements à poursuivre, le prescripteur qui prendra le relais, le médecin traitant, les besoins d’accompagnement, les documents à transmettre, les démarches administratives et les nouveaux interlocuteurs.

1
Faire l’inventaire

Diagnostics, traitements, suivis, bilans, aménagements, professionnels et points de vigilance médicale.

2
Nommer les relais

Savoir qui renouvelle, qui coordonne et où consulter en cas de problème avant la fin du suivi pédiatrique.

3
Transmettre utilement

Un résumé clair est souvent plus exploitable qu’une pile de comptes rendus sans hiérarchie.

4
Redéfinir les objectifs adultes

Santé, études, emploi, logement, autonomie, vie affective, droits et qualité de vie deviennent de nouveaux axes de coordination.

18

Un accompagnement doit pouvoir expliquer ce qu’il cherche à améliorer et comment on saura s’il aide

Une intervention peut être agréable, intensive ou très réputée sans être utile pour la personne concernée. Définir des objectifs permet d’éviter la poursuite indéfinie d’un accompagnement qui ne produit aucun bénéfice mesurable.

Objectif
Indicateur possible
Question de réévaluation
Sommeil
Temps d’endormissement, réveils, fatigue au lever, somnolence diurne.
Le changement est-il durable et le coût de la stratégie reste-t-il acceptable.
TDAH
Retards, oublis, tâches terminées, accidents, fonctionnement au travail ou aux études.
Les bénéfices sont-ils visibles dans plusieurs domaines sans effets indésirables trop importants.
Anxiété
Évitements, crises, temps de récupération, situations redevenues possibles.
La thérapie réduit-elle réellement l’anxiété ou apprend-elle surtout à la masquer.
Autonomie
Nombre d’étapes réalisées sans aide, niveau de fatigue, qualité du résultat et liberté de choix.
L’autonomie acquise augmente-t-elle la qualité de vie ou déplace-t-elle simplement toute la charge sur la personne.
Accès aux soins
Rendez-vous maintenus, examens réalisables, compréhension des consignes et suivi effectif.
Les aménagements rendent-ils le parcours réellement plus accessible.
19

Le mot « naturel », « biomédical » ou « alternatif » ne garantit ni efficacité ni innocuité

Les personnes et familles confrontées à des délais de soins peuvent être particulièrement exposées à des offres promettant de « traiter la cause », « détoxifier », « guérir l’autisme » ou remplacer les traitements validés. Une promesse spectaculaire n’est pas un niveau de preuve.

NICE déconseille pour les caractéristiques centrales de l’autisme plusieurs approches telles que la chélation, l’oxygénothérapie hyperbare, la sécrétine, certains régimes d’exclusion ou les compléments alimentaires utilisés comme traitement de l’autisme. Certaines de ces méthodes peuvent en outre entraîner des risques médicaux.

Les compléments, plantes et produits achetés sans ordonnance peuvent interagir avec des médicaments ou être contre-indiqués dans certaines pathologies. Ils doivent être signalés au médecin et au pharmacien lorsqu’un traitement est en cours.

Signal d’alertePromesse de guérison

Une méthode qui affirme supprimer définitivement l’autisme ou le TDAH à partir d’une cause unique doit susciter une forte prudence.

Signal d’alerteArrêt des soins recommandés

Demander d’arrêter un traitement ou un suivi médical sans coordination avec le prescripteur augmente le risque.

Signal d’alerteTest propriétaire qui explique tout

Un bilan commercial présenté comme capable d’identifier à lui seul « la vraie cause de l’AuDHD » n’est pas équivalent à une évaluation médicale validée.

20

Préparer un rendez-vous médical peut réduire la charge et améliorer la qualité des informations

Quand le temps de consultation est court, une fiche préparée peut éviter d’oublier l’essentiel ou de sortir du rendez-vous sans avoir posé la question principale.

1Motif principal

Écrire en une phrase ce qui a motivé le rendez-vous et depuis quand le problème existe.

2Chronologie

Noter les dates approximatives, ce qui aggrave ou améliore, et les changements récents de traitement ou de contexte.

3Médicaments et produits

Inclure prescriptions, automédication, compléments et substances pouvant interagir avec les traitements.

4Questions

Choisir deux ou trois questions prioritaires plutôt qu’une liste impossible à traiter pendant la consultation.

5Aménagements

Prévenir si le bruit, le toucher, la communication orale, l’attente ou l’imprévisibilité rendent l’examen difficile.

6Suite écrite

Demander si les étapes, examens ou changements de traitement peuvent être récapitulés clairement à la fin.

?

Questions fréquentes sur la santé et l’accompagnement

Existe-t-il un traitement médical de l’AuDHD ?

Il n’existe pas de médicament « AuDHD ». Le TDAH peut recevoir un traitement spécifique lorsqu’il est indiqué. Les troubles associés comme l’anxiété, la dépression ou l’épilepsie sont traités selon leur propre indication. L’autisme lui-même ne dispose pas d’un médicament destiné à supprimer ses caractéristiques centrales.

Une personne autiste peut-elle prendre un traitement du TDAH ?

Oui lorsqu’un TDAH est diagnostiqué et que l’indication est posée. NICE recommande les mêmes choix de médicaments du TDAH lorsque l’autisme coexiste, avec une surveillance adaptée à la personne, aux autres traitements et aux effets indésirables.

Le méthylphénidate est-il le seul traitement du TDAH disponible en France ?

Le paysage évolue. Le méthylphénidate reste central dans les recommandations françaises, mais la HAS a également rendu récemment des avis favorables sur d’autres molécules dans certaines indications. Le choix dépend de l’âge, de l’AMM, de la situation clinique, des règles de prescription et de l’actualité réglementaire au moment du soin.

Faut-il faire une thérapie parce que l’on est autiste ?

Pas automatiquement. Une psychothérapie peut être utile lorsqu’il existe un objectif psychologique ou psychiatrique identifiable, comme une anxiété, une dépression, un traumatisme ou une difficulté que la personne souhaite travailler. Elle doit être adaptée au fonctionnement et aux préférences de la personne.

L’ergothérapie est-elle obligatoire dans l’AuDHD ?

Non. Elle peut être pertinente lorsque des difficultés dans les activités quotidiennes, l’environnement ou l’organisation justifient ce type d’intervention. Comme tout accompagnement, son indication dépend du besoin réel.

Une fatigue intense est-elle forcément un burnout autistique ?

Non. L’épuisement autistique est de mieux en mieux documenté, mais une fatigue importante peut aussi venir d’une dépression, d’un trouble du sommeil, d’une anémie, d’une infection, d’un effet médicamenteux ou de nombreuses autres causes. Une fatigue nouvelle ou persistante mérite une évaluation médicale.

Les problèmes digestifs font-ils partie de l’autisme ?

Des problèmes gastro-intestinaux sont fréquemment rapportés dans les populations autistes, mais ils doivent être diagnostiqués et traités comme des problèmes médicaux. L’autisme ne constitue pas une explication suffisante pour une douleur, une constipation ou une perte de poids.

Faut-il supprimer le gluten ou le lait pour traiter l’autisme ?

Les régimes d’exclusion ne sont pas recommandés comme traitement des caractéristiques centrales de l’autisme. Ils peuvent être indiqués pour une maladie ou une allergie diagnostiquée, ce qui est une situation différente.

Les consultations médicales peuvent-elles être aménagées ?

Oui. Selon le lieu et les possibilités, il peut être utile de demander des consignes écrites, une réduction de l’attente, une communication plus explicite, une adaptation sensorielle ou la présence d’un accompagnant choisi. Les établissements hospitaliers disposent d’un référent handicap du parcours patient.

Une douleur peut-elle être difficile à reconnaître chez une personne autiste ?

Oui chez certaines personnes. L’expression peut être atypique et un changement de comportement peut parfois signaler une douleur. Cela ne signifie pas que toutes les personnes autistes ressentent moins ou plus la douleur de la même façon.

Est-ce que les médicaments du TDAH doivent être pris toute la vie ?

Pas nécessairement. L’efficacité, la tolérance et l’utilité du traitement doivent être réévaluées régulièrement avec le prescripteur. Certaines personnes en bénéficient durablement, d’autres modifient ou arrêtent le traitement selon leur situation clinique.

Peut-on avoir besoin d’aide même si l’on travaille et que l’on vit seule ?

Oui. L’autonomie visible ne renseigne pas toujours sur la charge nécessaire pour maintenir le travail, le logement, l’alimentation, les soins ou les démarches. L’accompagnement se décide à partir des besoins, pas d’un stéréotype de dépendance.

Que faire si plusieurs professionnels donnent des conseils contradictoires ?

Demander qui coordonne le projet, sur quelles recommandations ou données chaque proposition repose et quel objectif est visé. Pour les médicaments ou décisions médicales importantes, le prescripteur et le médecin qui connaît l’ensemble du dossier doivent être impliqués.

Comment savoir si un accompagnement est utile ?

Définir avant de commencer un objectif observable, un délai de réévaluation et les effets indésirables ou la charge à surveiller. Une intervention utile doit produire un bénéfice pertinent dans la vie réelle et rester acceptable pour la personne.

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Sources principales utilisées pour cette page

Cette page privilégie les recommandations officielles françaises, les recommandations NICE et les synthèses scientifiques portant sur la santé, les soins, les troubles associés et l’accessibilité. Les informations réglementaires concernant les médicaments peuvent évoluer et doivent être vérifiées au moment de la prescription.

HAS · 2026Autisme, interventions et parcours de vie de l’enfant et de l’adolescentÉvaluation régulière, interventions coordonnées, communication, sensorialité, familles, soins primaires et spécialisés. HAS · adulteAutisme de l’adulte, interventions et parcours de vieProjet personnalisé, autonomie, santé physique et psychique, coordination et environnement. HAS · santé adulteAutisme de l’adulte et qualité de vieVigilance somatique et psychique, bilan de santé annuel et recherche d’une douleur lors d’un changement inhabituel. HAS · 2024TDAH chez l’enfant et l’adolescentPrise en charge multimodale, psychoéducation, interventions non médicamenteuses, traitement et suivi. HAS · adulteTDAH adulte, note de cadrageBesoin d’harmonisation du parcours adulte, comorbidités et transition entre soins pédiatriques et adultes. HAS · méthylphénidate adulteRITALINE LP dans le TDAH adultePlace dans une prise en charge globale, bilan préthérapeutique et surveillance du traitement. HAS · 2025XURTA, lisdexamfétamineAvis de la Commission de la transparence chez l’adulte et l’enfant dans les indications précisées par l’évaluation. HAS · 2026TENTIN, dexamphétamineAvis de la Commission de la transparence pour les 6-17 ans après réponse insuffisante au méthylphénidate. NICE · TDAHADHD, diagnosis and managementTraitement, surveillance, troubles coexistants et choix médicamenteux lorsque l’autisme coexiste. NICE · autisme adulteAutism spectrum disorder in adultsAdaptation des psychothérapies, santé mentale coexistante, environnement sensoriel et interventions non recommandées. NICE · moins de 19 ansAutism spectrum disorder in under 19sTroubles coexistants, sommeil, anxiété et interventions pharmacologiques ou alimentaires non recommandées pour les caractéristiques centrales. Ministère de la Santé · 2024Référent handicap du parcours patientAdaptations de l’accueil, de la communication et du parcours hospitalier pour faciliter l’accès aux soins. Ministère de la Santé · soins somatiquesPréparation et habituation aux soinsPrise en compte des obstacles sensoriels, de la douleur, de l’anxiété et des besoins de préparation aux examens. Scoping review · 2025Expérience des soins physiques chez les adultes autistesCommunication écrite, environnements moins chargés sensoriellement et obstacles rencontrés dans les soins physiques. Méta-analyse · 2023Conditions coexistantes dans l’autismeSynthèse de 340 publications portant sur de nombreuses conditions physiques, psychiatriques et neurodéveloppementales associées. Revue systématique · 2025Autistic burnout48 études et environ 4 000 personnes, avec prudence sur la représentativité des échantillons. Revue systématique · 2024Améliorer les soins de santé mentale des personnes autistesStratégies visant l’accès, l’expérience des soins et les résultats de santé mentale. EClinicalMedicine · 2024Automutilation, suicidabilité et troubles psychiatriques associés dans l’autismeAnalyse de l’association entre troubles coexistants et risque d’automutilation ou de suicidabilité.

Dernières mises à jour sur la santé et l’accompagnement

Cette zone reçoit les informations archivées par la veille hebdomadaire lorsqu’elles concernent les recommandations de soins, les traitements du TDAH, les interventions dans l’autisme, la santé mentale, le sommeil, les troubles associés, l’accès aux soins ou les nouvelles données de sécurité. Les changements réglementaires concernant les médicaments doivent être datés précisément.

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Dernière révision documentaire de cette page · 16 août 2026

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